Chevaux légers (d'attelage)

Chevaux légers (d'attelage)
Le Frison :

Tout en rappelant que les chevaux actuels ressemblent peu à leurs ancêtres, on peut affirmer que le Frison est l'un des plus anciens et des plus connu d'Europe. On signale un cheval lourd en Frise aux temps préhistoriques, utilisé comme animal domestique, il y a plus de trois mille ans. Ses descendants furent probablement les montures de la noblesse au Moyen Age, et ils figurent sur les tableaux des anciens maîtres flamands. A l'époque, le Frison a très certainement été fortement enrichi de sang andalou et sans doute aussi de sang oriental.

Au XIX ème siècle, la vague du trot poussa les éleveurs à produire un cheval plus léger et plus rapide, mieux adapté aux courses qu'aux travaux de ferme. Cette orientation lui fut fatale et provoqua son déclin.

A la fin de la Première Guerre Mondiale, il ne restait que trois étalons! Devant la gravité de la situation, quelques fermiers hollandais comprirent l'urgence d'une action rapide et bien menée. Ainsi fut sauvée la race que l'on reconstruisit avec des étalons Oldenbourgs.

Lors de la Deuxième Guerre Mondiale le Frison connut un regain de faveur, car les véhicules motorisés se faisaient rarissime. Les fermiers recommencèrent à le demander, il s'adaptait à n'importe quel travail, et sa population s'accrût rapidement.

En 1954, la Reine Julianna accorda à la Société d'élevage du cheval Frison, le titre de Société Royale.

De nos jours, c'est un cheval d'attelage, inspirant une certaine nostalgie de nos compatriotes, un cheval de selle et de cirque, où il fait merveille par sa puissance et son obéissance, mais il reste avant tout un cheval gai, gentil, loyal et très sensible. Il mesure environ 1.50 m. Sa robe est noire. Les autres couleurs ne sont pas permises, et même les marques blanches sont à éviter.

Tête fine, assez longue et vive, surmontée de courtes oreilles et portées sur une encolure assez forte. Corps très fort et compact, épaules saillantes, arrière-main arrondie. Jambes assez courtes et vigoureuses, à forte ossature, paturons couverts de poils. Sabots durs et ouverts. Queue et crinière extrêmement fournies, cette dernière dit-on tombe parfois jusqu'à terre. Allures énergiques et quelques peu exagérées. Port noble.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 11:58

Modifié le dimanche 19 mars 2006 07:46

Chevaux légers

Chevaux légers
Le Mérens :

Le Merens est originaire de France (Ariège)

Race très ancienne, marquée du cachet oriental. La sélection a commencé après 1908. Jadis considéré comme cheval de bât, spécialisé dans le transport du bois et du minerai le Mérens dépendait étroitement de l'économie agricole de la région. Après l'avènement de la motorisation, il a été affecté à des tâches diverses, dont l'équitation sportive en montagne. Ses formes évoquent le Dales.

Le stud-book de la race, institué en 1948, est tenu par le Syndicat d'élevage du Cheval de Mérens.

Aptitudes Travaux agricoles, bât et selle. Qualités Rustique et fort, adapté à la montagne.

Taille: de 1.33 m. à 1.43m.
Robe: noire

Tête racée et expressive, légère, profil rectiligne, front large sur lequel retombe un toupet abondant, oreilles petites, oeil vif. Encolure plutôt courte et large à la base, et ornée d'une riche crinière, garrot pas très relevé, ligne dorsolombaire droite, dos long effort, croupe bien musclée et oblique, queue longue et fournie poitrine ample et thorax profond, ventre assez soutenu, épaule plutôt droite. Membres courts mais proportionnés, bonnes articulations, tendons secs, pied bien fait avec ongle résistant. Souvent jarret de vache.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 12:04

Modifié le samedi 18 mars 2006 07:30

Chevaux de traits

Chevaux de traits
Auxois :

Origine :

Fortement apparenté au type Ardennais, l'Auxois résulte du croisement d'une jumenterie locale de chevaux « bourguignons » et d'étalons Ardennais, et surtout de Trait du nord, avec également quelques infusions de Percheron et de Boulonnais au XIXe siècle. Le gros Ardennais et le Trait du nord sont depuis le début du siècle les seuls utilisés.

Morphologie :

L'Auxois est d'une taille plus élevée que l'Ardennais: 1,60 à 1,68 m au garrot. La robe est baie ou rouanne, éventuellement aubère ou alezane. La tête est courte, le front large, les oreilles petites et mobiles. L'encolure est brève, musclée, bien greffée. Le corps est massif, avec un garrot sorti, un poitrail large, un dos et des reins larges et courts, une arrière main longue, à la croupe fortement musclée ; la queue est portée bas. L'épaule est inclinée, bras et avant-bras sont bien musclés, avec des genoux larges et des jarrets puissants sur des canons courts et nets. Les membres sont robustes, aux poils peu fournis. Les allures sont amples et souples malgré la masse.

Zone d'élevage :

La région de l'Auxois dans la circonscription des haras de Cluny, comprenant toute la partie Sud-ouest de la Côte d'Or avec une extension sur les départements de l'Yonne et de la Saône et Loire, est le berceau d'élevage de la race. Région légèrement vallonnée, fertile, aux pâturages riches, l'Auxois a contribué à l'évolution de cette race vers un type de cheval plutôt grand de taille et de format.

Aptitudes et utilisations :

Malgré des effectifs qui sont restés réduits, mais en croissance, le cheval Auxois a toujours été apprécié pour la culture. Sa puissance fait de cet animal un bon cheval de traction. Il est utilisé pour le débardage en forêt, le tourisme attelé, notamment le roulottage dans le Morvan et la production de lait de jument.

# Posté le samedi 18 mars 2006 07:43

Modifié le samedi 18 mars 2006 07:54

Chevaux de traits

Chevaux de traits
Ardennais :

Origine :

Sans doute descendant du cheval de Solutré, l'Ardennais est l'une des plus anciennes races de chevaux de trait en France. De l'époque romaine au XIXe siècle, cette population a répondu aux besoins de la guerre ou de l'agriculture. Rusticité, sobriété, docilité, force et endurance représentent toujours ses principales qualités.

Morphologie :

L' Ardennais est un cheval de type bréviligne. Le standard actuel de la race répond aux caractères suivants : la taille est de 1,62 m pour les mâles, 1,60 m pour les femelles ; le poids à la naissance est de 50 à 80 kg, le poids adulte de 700 à 1000 kg; la robe est baie ou rouanne, éventuellement alezane, gris fer, parfois isabelle; la tête est expressive, le profil camus ou rectiligne, les orbites saillantes, les oreilles petites et pointées en avant; l'encolure est bien greffée, souvent rouée chez le mâle; le corps exprime la masse, la densité, la puissance ; la poitrine est ample et profonde, le dos et le rein puissants et bien soutenus, les hanches larges, l'arrière-main longue et très musclée; l'épaule est inclinée, bras, avant-bras et jambes sont très musclés, les articulations basses, larges, bien affirmées, les pieds larges à corne saine.

Zone d'élevage :

L' Ardennais est élevé en race pure dans le quart nord-est de la France plus précisément dans les régions Champagne-Ardenne, Lorraine et Alsace. On le rencontre parfois dans le Massif Central ou dans les Pyrénées.
Avec la mise en place des primes races menacées et la reprise des activités de loisirs, en particulier de l'attelage, la race ardennaise reprend son développement pour le plaisir de tous.

Aptitudes et utilisations :

Compact, trapu, près de terre, d'une grande douceur et docilité, il demeure un cheval de trait utilisé pour certains travaux (fenaison, vigne, travaux superficiels, débardage,...). Il est aujourd'hui adapté à une large gamme d'utilisations dans la ville (calèche, entretien), dans un centre équestre (initiation à l'attelage, travaux d'écurie ...), en forêt (débardage, etc...). Il peut aussi devenir votre compagnon de loisirs attelé ou monté.

# Posté le samedi 18 mars 2006 07:47

Chevaux de traits

Chevaux de traits
Boulonnais :

Origine :

Le Boulonnais est mentionné dans les chroniques dès le XVIIe siècle, époque de la création de la foire aux poulains de Desvres. D'aucuns font remonter la naissance de cette race à la cavalerie de César, remontée en chevaux orientaux de Numidie et rassemblée en 54 av.JC près de Boulogne pour embarquer vers l'Angleterre. Ce sang oriental a été retrempé par la suite à plusieurs reprises, lors des croisades, de l'occupation espagnole ou du premier empire. On distinguait 2 types deBoulonnais - tout d'abord le modèle des « mareyeuses », léger endurant, très apprécié au XVIIe et XVIIIe siècles pour le transport rapide du poisson, la « marée », de Boulogne-sur-Mer à Paris. - ensuite, celui d'un cheval grand et puissant, façonné au XIXe siècle pour le travail des terres à betteraves et leur charroi.

Morphologie :

Le Boulonnais est un cheval de trait d'une grande distinction. Le standard d'aujourd'hui, d'une taille de 1,50 m à plus de 1,70 m, fait apparaître une tête élégante, courte, au front large et plat, à l'oeil très vif d'une grande fierté, les naseaux bien ouverts, les oreilles petites et mobiles. L'encolure est souvent rouée, épaisse et musclée, la crinière double, touffue, pas très longue. Le poitrail est large, les côtes bien arrondies, les épaules parfaitement sorties, le garrot bien placé, mais souvent noyé dans la musculature. Le dos est droit, les membres forts, musclés, les articulations nettes et solides, les jarrets ouverts, les canons courts, les extrémités peu fournies en crins. La robe est grise, du très clair au pommelé foncé, plus rarement alezane.

Zone d'élevage :

Des reproducteurs Boulonnais sont recensés dans plusieurs départements du Nord-ouest, principalement Pas-de-Calais, Nord, Somme, Seine-Maritime et Oise. Autrefois, le coeur de l'élevage se situait dans le bas Boulonnais, berceau de la race (en particulier Marquise), dont le sous sol argileux riche en phosphates a permis le développement de forts squelettes d'animaux de grande taille. Le haut Boulonnais, berceau des mareyeuses aux plateaux crayeux perméables et aux hivers rudes, dont sont issus des modèles plus légers, le Calaisis, produisant des chevaux d'une plus grande ampleur et la région de Rue, au sud du Boulonnais, donnant des chevaux forts. Aujourd'hui, les faibles effectifs en font une race en conservation génétique malheureusement dépourvue de zone d'élevage à l'étranger. Depuis quelques années, les effectifs des Boulonnais restent stables.

Aptitudes et utilisations :

Energique, actif, aux allures brillantes, le Boulonnais est un excellent cheval de traction utilitaire ou de prestige. Il est très apprécié pour l'élégance de ses attelages et participe avec succès à des courses montées et à des compétitions d'attelage. Une course d'endurance de 24 heures est maintenant organisée tous les deux ans, début septembre, de Boulogne-sur-Mer à Paris : la route du poisson.

# Posté le samedi 18 mars 2006 07:49