Chevaux légers

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Lusitanien :

Origine :

Le pur sang lusitanien est considéré comme le plus ancien cheval de selle du monde. Le cheval ibère fut considéré pendant des siècles comme la race de prédilection pour la guerre, la parade, la Haute Ecole et la tauromachie. Il a fortement marqué l'équitation, l'art et la littérature mondiale ainsi que le fond génétique de très nombreuses races équines - le Frison, le Connemara, le Holstein, le Oldenbourg, le Lipizzan, le Kladruber, le Cleveland Bay et les lignées femelles de pur sang anglais. Cheval au sang chaud comme le pur sang et l'arabe, le Lusitanien est le produit d'une longue sélection. Ce cheval réunit de multiples qualités. Par sa noblesse, sa docilité, son agilité et son grand courage, il est la monture idéale de sport et de loisir.

Morphologie :

Le cheval de pur sang Lusitanien est de taille moyenne. Sa tête est expressive au profil légèrement subconvexe, bien proportionnée, de longueur moyenne, fine et sèche. Ses oreilles sont fines et minces et son regard vif et expressif. L'encolure est de longueur moyenne, rouée aux crins fins, d'insertion étroite avec la tête, large à la base et sortant du garrot sans dépression accentuée. Son rein est court, large et légèrement convexe et lié au dos et à la croupe avec lesquels il forme une ligne continue et harmonieuse. Ses membres sont secs et musclés et les allures souples et relevées, ayant de l'impulsion. Les robes sont à prédominance grises ou baies, toutes les autres robes sont admises. Le Lusitanien est de tempérament noble, généreux et ardent, mais toujours docile et endurant.

Zone d'élevage :

Le pur sang Lusitanien est la plus importante des races étrangères reconnues en France. L'élevage français connaît un engouement sans cesse croissant et de nos jours il est plus que florissant puisqu'il s'exporte dans le monde entier. Les plus anciens et prestigieux élevages portugais sont représentés sur le territoire français. Une grande majorité des éleveurs se trouve dans le sud de la France, mais on retrouve de plus en plus de chevaux Lusitaniens dans toutes les régions. Les étalons sont privés et depuis peu, la législation portugaise accepte l'insémination par sperme réfrigéré mais non congelé. Fort de son ancienneté génétique et pour conserver la pureté et l'uniformité de la race, les éleveurs sont très attachés aux lignées marqueuses de la race. Les reproducteurs sont enregistrés au SIRE après leur confirmation devant une commission de juges français et portugais pour les femelles et une épreuve montée pour les mâles.

Aptitudes et utilisations :

Le Lusitanien est un cheval très typé au modèle harmonieux, avec un corps aux formes arrondies, s'inscrivant dans un carré. Par sa confirmation, il a naturellement des aptitudes pour le rassembler. Pendant des siècles, le pur sang Lusitanien fut considéré comme la race de prédilection pour la guerre, la parade et la haute école. Cheval polyvalent, il excelle par sa maniabilité et son courage devant le taureau, mais aussi dans les disciplines olympiques en dressage (par exemple avec Orphée présenté dans l'équipe de France de dressage à Barcelone); en attelage à 4 mené par Félix Brasseur (classé champion du monde en 1996) ; en obstacle avec les magnifiques résultats de Novilhero ; en horseball où les Lusitaniens ont été classés vice champion européen de la discipline en 1993, 1994, 1995 et classés 3ème en 1996. Cheval très complet, le Lusitanien est très recherché : sa rusticité, son endurance, sa sûreté de pied et son caractère en font un cheval d'extérieur extraordinaire. Sa souplesse, son confort, son énergie, sa grande mobilité le prédestine pour l'instruction. Grâce à la beauté du modèle et ses grandes capacités d'apprentissage, il est aussi l'une des races préférées des cascadeurs et des dresseurs du cirque et du spectacle.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 10:16

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Shagya-arabe :

Origine :

C'est en Hongrie, au Haras de Babolna, créé en 1789, que débuta, sur la décision de la couronne d'Autriche Hongrie, un programme de sélection visant à obtenir un cheval arabe de forte constitution, destiné à la remonte des armées de l'Empire. Un noyau de départ fut constitué de juments autochtones à forte proportion de sang arabe issu des invasions turques des XVI ème et XVIIIème siècles. Des missions d'importation se succédèrent au Moyen-Orient, chaque étalon importé donnant son nom à une lignée. Citons parmi les plus représentatifs : Dahoman, Gazal, Koheilan, Nedjari, Siglavy, O'Bajan, El Sbaa, Mersuch et bien sûr le célèbre Shagya qui, bien plus tard (à la création de l'association internationale de l'arabe Shagya en 1979), donnera son nom à la race.

Morphologie :

Malgré un pourcentage génétique élevé de sang pur sang arabe, le Shagya se distingue de celui-ci par son type, ainsi que par sa taille, son cadre et son ossature qui sont respectivement plus grande, plus important et plus forte. Le cheval arabe Shagya doit être beau et harmonieux, avec un visage expressif, une encolure bien formée, une ligne supérieure marquée, une croupe longue et une queue portée haut, avec des membres secs et des aplombs corrects. La taille souhaitée est comprise entre 1,55 m et 1,60 m au garrot et le tour du canon doit mesurer au moins 18 cm. Le physique et le tempérament du cheval arabe shagya doit répondre aux exigences que l'on demande à un cheval de sport, de randonnée, de chasse, d'endurance ou d'attelage.

Zone d'élevage :

L'élevage du Shagya se concentre plus particulièrement dans le sud de la France. De 25 chevaux à la reconnaissance de la race en France en 1989, le cheptel français compte actuellement environ 190 chevaux. Malgré la progression considérable de l'effectif français, celui-ci demeure encore très faible et les éleveurs trop peu nombreux peinent à répondre à la demande toujours croissante.

Aptitudes et utilisations :

Autrefois, cheval de guerre de la cavalerie légère de l'Empire d'Autriche Hongrie, cheval de parade de la cour impériale de Vienne, le Shagya incarne aujourd'hui la polyvalence. De par son modèle et son caractère très équilibré, il est apte à toutes les disciplines équestres. Très utilisé en Allemagne dans le concours complet, on le retrouve en France en dressage, concours hippique et plus particulièrement en endurance où s'est illustré le très bel Out Law Persick, champion national et international qui a fini ses jours comme améliorateur de race au Haras d'Uzès. En France, dans les années 80, on a pu admirer dans divers concours de dressage (prix St Georges) l'étalon Dahoman XXVII, propriété de M. Vlad Postelnicoux. Sa sélection ayant porté aussi sur le caractère, le Shagya s'avère un excellent cheval de loisir et d'attelage.

Historique :

Le haras de Balbona (dans l'ancien empire austro-hongrois), berceau de l'arabe shagya, se lance dans l'élevage de chevaux de cavalerie légère. Le croisement de ses poulinières avec des éta­Ions orientaux s'avère judicieux. En 1836, Shagya, puissant étalon pur-sang arabe, est racheté par le haras. Son influence sur le type sera déterminante et ses produits athlétiques vont lancer la dynastie des shagyas. Au début du XXe siècle, la race jouit d'une renom­mée prestigieuse, mais les difficultés économiques des pays de l'Est déci­ment les effectifs. A l'heure actuelle, la race ne compte pas plus d'un millier de reproducteurs au niveau mondial, dont une trentaine en France.

Caractéristiques :

Fruits d'une sélection sur 150 ans, ces chevaux sont harmonieux et équilibrés. Ils se distinguent du pur-sang arabe par une taille plus élevée (entre 150m et 1,60m) et une ossature plus forte. La robe est souvent grise, même si on peut trouver d'autres couleurs. Avec une tête très typée et des oreilles écartées et pointues, le shagya possède un front large et légèrement bombé- Encolure et ligne supérieure sont bien dessinées, la croupe est longue, la queue bien portée, les membres secs et solides. Ses mou­vements sont amples et élastiques

Utilisation :

Il est idéal comme cheval de loisirs, de dressage, d'obstacles, d'attelage léger ou d'endurance. ires polyvalent, le shagya est utilisé comme améliorateur de race. On trouve du sang shagya dans les origines de nombreux performers comme Sissi de la Lande, que montait Michel Robert, ou le regretté Milton. En France, l'on des plus célèbres shagyas est Out Law Persik, champion national et international d'endurance et fils de Persik (pur-sang arabe).

# Posté le mercredi 15 mars 2006 10:24

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Trakehner :

Origine :

La race Trakehner est connue comme étant la plus ancienne race de chevaux de selle d'Allemagne. Le Haras National de Trakehner, établissement leader dans la province de la Prusse Orientale, ancien berceau de la race, a été fondé en 1732. Le cheval est issu du croisement continu avec les performers Arabes et Pur Sang sur la base d'une race autochtone reconnue pour sa solidité. Jusqu'à la première guerre, le Trakehner était le cheval principal de l'armée avec plus de 10 000 achats par an. A la suite de la suppression de la cavalerie, il a trouvé un nouveau destin dans le sport, couronné par un formidable succès aux Jeux Olympiques de 1936. Après 1945, la race s'est répandue dans toute l'Europe et même en Amérique.

Morphologie :

Le Trakehner se présente comme un cheval dans le sang, distingué par son chic dû aux ascendants orientaux. Il est très élégant, avec une tête expressive, un corps harmonieux et bien musclé et des membres solides aux bons aplombs. Toutes les robes sont admises. Sa taille varie entre 160 et 170 cm. Il s'adapte sans difficulté aux conditions climatiques diverses.

Zone d'élevage :

Le berceau de race du Trakehner se situe en Allemagne. En France, les élevages sont encore peu nombreux et leur répartition n'est pas représentative. Agréés en 1993 comme “race étrangère reconnue en France”, les Trakehners encore peu nombreux, ont réussi à trouver une base stable de reproducteurs en activité. Les étalons sont aussi demandés pour faire du croisement, surtout pour le dressage.

Aptitudes et utilisations :

Plutôt tardif, le Trakehner récompense la patience de son propriétaire par une longévité et une constitution très solide. Cheval intelligent et sensible, il s'adapte à toutes les disciplines du sport équestre avec une préférence pour le dressage et le concours complet où il brille régulièrement par ses résultats.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 10:30

Modifié le samedi 18 mars 2006 07:12

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Le Hanovrien :

Originaire du Hanovre et de Basse-Saxe, le Hanovrien est l'une des plus anciennes races allemandes. Si c'est à l'apport d'étalons pur-sang anglais que la race des Hanovre doit sa qualité, ses origines doivent cependant être recherchées parmi les étalons du Holstein et du Mecklembourg. Le premier élevage fut créé en 1735 à Celle, sous la protection de la famille royale anglaise (à noter que ce cheval a tiré les carrosses royaux britanniques jusqu'au XX ème siècle).

Actuellement il en existe en Saxe, en Westphall et en Poméranie. La puissance, l'équilibre et l'intelligence se combinent chez le Hanovrien et font de lui une monture de dressage et de concours hippiques de premier ordre. Les amateurs de ces deux disciplines l'achètent d'ailleurs à des prix souvent fort élevés.

De tous les chevaux allemands, le Hanovre est le plus léger : aussi l'emploie-t-on particulièrement comme cheval de selle. Il a l'épaule longue, la poitrine large, les membres solides, le cou assez long. Pour les robes, l'alezan domine, mais on rencontre également des gris pommelé, des noirs et des bais. La Hanovre est assez grand : 1,65 m à 1,75 m.

L'arrière-main arrondie et musclée de ce cheval dénote sa puissance. Son oeil intelligent, fier et plein d'assurance surprend, dans une tête un peu disgracieuse.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 11:35

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Le trotteur français :

Le Trotteur français, appelé aussi Trotteur demi-sang, est un rameau de la race anglo-normande. C'est en 1836, à Cherbourg en France que furent organisées les premières courses de trot, dont le but initial était le choix des meilleurs chevaux en vue de la reproduction. Cependant le trot devint rapidement un sport populaire et, vers le milieu du XIX ème siècle, il était largement répandu à travers l'Europe, les États-Unis. Les chevaux couraient aussi bien par couples que seuls.

Après une sévère sélection exercée au début du siècle, dans laquelle les étalons Young Rattler, normand, Lavater et Fuschia jouèrent un grand rôle, on ouvrit un stud-book en 1922. Les Anglo-normands qui couraient un kilomètre en 1 minute 42 secondes ou moins dans une course publique étaient susceptibles d'être inscrits au stud-book. En 1941, la liste fut fermée à tous ces chevaux dont les parents ne figuraient pas dans le sud-book, et, depuis ce moment, la race du Trotteur français est restée pure.

Ce cheval est plus que les autres trotteurs en général, pour la simple raison qu'il y a en France, outre les courses de trot attelé, des courses de trot monté et que le cheval français doit être capable de porter des poids de 75 kg sur d'assez longues distances. Cinq à six mille courses de Trotteurs sont organisées chaque année en France. La plus importante, le Prix d'Amérique, de classe internationale se court à Vincennes.

Taille: Environ 1.62 m (parfois plus)
Robe: Noire, baie, alezan brûlé, alezane, grise, aubère.

Grand cheval de selle léger de bonne conformation. Tête vive et nette. Épaules fortes tendant à être droites, poitrail profond, garrot saillant. Corps bien soudé. Dos fort et droit, arrière-main musclée et avalée. Jambes longues et très dures, canons courts, jarrets bien placés.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 11:46

Modifié le samedi 18 mars 2006 07:24