Chevaux légers

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Anglo-arabe :

Origine :

L' Anglo-arabe est issu de croisements entre le Pur-sang et l'Arabe, pratiqués officiellement à partir de la moitié du XIXe siècle dans le Limousin et le Sud-ouest, auxquels s'est ajouté l'apport d'une jumenterie autochtone également issue du Pur-sang et de l'Arabe. Son type est donc intermédiaire entre les deux races, l'Arabe apportant en plus de ses qualités de beauté et d'élégance, ses qualités de tenue, de résistance, de légèreté dans les allures, et une aptitude ancestrale à la selle et à porter le poids du cavalier, le Pur-sang quant à lui, apportant, outre sa taille, toute la puissance de sa sélection orientée sur la vitesse. L' Anglo-arabe est, avec le Selle français, l'une des deux grandes races de chevaux de selle d'origine française.

Morphologie :

Le profil de la tête est plutôt rectiligne voire camus. La croupe est longue et bien orientée. L'ossature générale est plutôt légère, avec des membres secs et « bien trempés ». L' Anglo-arabe est à l'origine un peu plus grand que l'Arabe, mais sa taille a eu tendance à augmenter et les sujets de 1,66 m au garrot ne sont plus rares. On rencontre toutes les robes, mais le bai, l'alezan et le gris sont les plus fréquentes. L' Anglo-arabe, en définitive, est un cheval distingué, très esthétique dans sa tête et harmonieux de corps, aux allures souples et brillantes, avec beaucoup de personnalité ce qui en fait son charme.

Zone d'élevage :

Ses zones d'élevage traditionnelles se situent autour des haras de Pau, Saintes, Tarbes, Villeneuve-sur-Lot, Aurillac, Rodez, Uzès (dont la Corse) et du haras de Pompadour. Ce dernier gère une jumenterie nationale consacrée à l'élevage de l'Arabe et de l'Anglo-arabe. On l'élève également en assez grand nombre dans les circonscriptions de Compiègne, d'Angers et du Pin. Il existe des étalons Anglo-arabes dans toutes les circonscriptions. 80% des poulinières Anglo-arabes sont saillies pour produire de l'Anglo-arabe.

Aptitudes et utilisations :

Son aptitude au saut et au galop, comme son élégance et sa résistance en font un cheval de compétition très apprécié, en saut d'obstacles, en dressage ou en endurance. En concours complet, son adresse naturelle fait merveille et il est reconnu dès à présent comme l'une des meilleures races du monde pour cette discipline. L'Anglo-arabe dispose également, dans le quart Sud-ouest de la France, d'un programme bien doté de courses en plat et en obstacles. Il se mesure souvent avec succès aux autres races de chevaux (Pur-sang et Selle français de type AQPS) dans les courses d'obstacles. Les qualités premières de beauté, d'harmonie, de résistance et d'adresse, son aptitude à porter le cavalier et à se déplacer avec aisance, en font un merveilleux cheval de selle, en équitation d'extérieur ou de loisir.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 07:24

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Appaloosa :

Origine :

Le cheval Appaloosa est une race dont l'appellation date de 1938. Il est issu des quelques deux cents chevaux survivants de la tribu des indiens Nez-Percés. Le cheval Appaloosa doit avoir au moins un parent appaloosa régulier, le deuxième parent pouvant être ou un Quarter Horse ou un pur-sang anglais inscrit au Jockey Club ou un pur-sang arabe inscrit à l'Arabian Horse Association. Reconnu en France depuis 1997, le cheval Appaloosa, parallèlement à son certificat d'origine américain, possède un livret SIRE du registre français de l'Appaloosa.

Morphologie :

Suite aux croisements effectués avec les races autorisées, les modèles peuvent varier ; mais le cheval Appaloosa a gardé de nombreux traits de ses origines : un squelette fort en os, une musculature développée, des crins peu fournis, une taille de 1m42 à 1m63 au garrot. L'encolure allongée et bien attachée porte une petite tête aux ganaches prononcées, les membres sont droits avec des canons courts. Souvent reconnu à sa robe colorée, il peut toutefois être de robe unie, la couleur n'étant qu'une des quatre caractéristiques de la race. Pour recevoir un enregistrement régulier, le cheval Appaloosa doit présenter au moins une des deux caractéristiques principales (robe colorée ou dépigmentation de la peau), associée à au moins une des deux caractéristiques secondaires (oeil cerclé de blanc ou sabots striés).

Zone d'élevage :

Le berceau de la race se trouve aux États-Unis, dans les états de l' Idaho et de Washington, au long de la rivière Paloose, au bord de laquelle les Nez-Percés élevaient plus particulièrement leurs chevaux. En France, l'élevage appaloosa est bien représenté en Limousin et en Bretagne avec 17 juments appaloosas saillies pour 3 étalons agréés en 98 et 22 juments saillies pour 5 étalons en 99 (Pompadour), 13 juments saillies pour 3 étalons en 98 et 17 juments saillies pour 5 étalons en 99 (Hennebont). Vient ensuite le Sud : 21 juments saillies pour 4 étalons en 99 (Uzès).

Aptitudes et utilisations :

Cheval de compétition ou cheval de loisir, le cheval Appaloosa est le cheval polyvalent par excellence. De la carrière de compétition au chemin de forêt, son mental exceptionnel fait merveille : ses réelles capacités physiques et sa nature robuste, son caractère docile et sa robe colorée en font une monture unique. Le cheval Appaloosa randonne en toute sécurité ; à la ferme, il participe au travail sur le bétail et au transport des charges ; en compétition, il brille dans toutes les disciplines : équitation anglaise, équitation western, endurance, dressage, courses, attelage, etc. Cheval au grand c½ur, il s'ajuste aussi bien à la conduite d'un enfant, d'un cavalier débutant ou d'un compétiteur exigeant.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 07:28

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Barbe :

Origine :

Déjà appelé cheval de Barbarie par les auteurs Romains il y a plus de 2000 ans, le Barbe a toujours été élevé par les tribus nomades (de la Libye au Maroc en passant par la Tunisie et l'Algérie) et depuis longtemps en France. Physiquement très endurant et supportant sans peine toutes les privations, il quitta très tôt les pays du berceau de race pour rayonner en Italie, Espagne et France sous la selle de guerriers mal connus donc désignés sous le nom de barbares qui fut aussi attribué aux chevaux Barbes. Mariée aux chevaux arabes à l'arrivée des tribus arabes venues de l'Est apportant l'islam au Maghreb, la race barbe a un frère, l'Arabe-Barbe, cheval plus sportif qui partage son nom et ses registres généalogiques, possédant comme elle un mental exceptionnel, calme et explosif à la fois. Son énergie devenue légendaire est toujours très simple à canaliser.

Morphologie :

Trois types principaux : le barbe des plaines littorales riches, celui des montagnes, celui des hauts plateaux et de la limite nord du Sahara. On le trouvera plutôt alezan et gris en Tunisie, plutôt gris en Algérie, plutôt gris et bai au Maroc avec toutes les variantes de ces familles de robe. Pas toujours très élégant, il est toujours efficace et agréable à monter. Des sabots plutôt petits, cylindriques et durs, des canons courts (18cm minimum de circonférence chez l'adulte), un dos court parfois tranchant, une croupe “en pupitre”, une encolure courte, le Barbe a une morphologie de cheval porteur et efficace. Lymphatique au repos, il bouillonne dès qu'on le sollicite, c'est un faux tempérament froid allié à une véritable intelligence. Si la morphologie idéale du Barbe est précisée, celle de l'arabe-barbe ne peut l'être. Elle est fonction du pourcentage de sang arabe de chaque individu, lui même fonction de l'usage auquel on le destine (sport, endurance, obstacle, dressage, attelage, polo etc...). Ce cheval complet convient à tout.

Zone d'élevage :

On trouve le Barbe dans tout le Maghreb d'où il est arrivé à pied en France par l'Espagne et en bateau plus tard à Sète et Marseille. Dans l'antiquité, il gagnait déjà en bateau l'Italie, la France et les îles méditerranéennes. Très apprécié dans le Sud-Est de la France où il a “débarqué” en premier, il y est encore élevé en nombre dans les circonscriptions d'Uzès et d'Annecy. Son élevage s'est développé sur un axe sud-est nord-ouest et a gagné aujourd'hui la Bretagne et le nord-est.

Aptitudes et utilisations :

A l'origine, il était utilisé comme cheval de guerre par les numides, par Jules César pour la guerre des Gaules, par les arabes pour envahir l'Espagne et plus récemment par l'armée allemande pour gagner Moscou avec des barbes réquisitionnés en Tunisie par Rommel. Endurant, sobre, frugal, résistant à toutes les variations climatiques, c'est un cheval d'extérieur et de loisir par excellence, monture rêvée pour le tourisme équestre et l'endurance, qui sont héritiers des longues campagnes et des raids militaires.
• C'est le cheval de dressage favori des rois de France. Il fut utilisé par Louis XIII entre autres, recommandé par A. de Pluvinel et La Guérinière. Les aptitudes de nombreux barbes au dressage sont indéniables aujourd'hui.
• Ce fut la monture des Spahis dans un passé récent. Ce corps d'élite doit une grande partie de sa réputation à la qualité de ces chevaux.
• Aujourd'hui, il est encore utilisé à l'obstacle par les adultes et les enfants de toute l'Afrique du Nord.
• Il excelle à l'attelage dans toutes les villes et campagnes du Mahgreb. Cette utilisation doit se développer en France.
• Il présente d'extraordinaires facultés d'assimilation de ce que l'on veut lui enseigner et il est vraiment dans son élément comme cheval de spectacle. C'est un sportif polyvalent, plus qu'un décathlonien, dépassant systématiquement et largement la moyenne dans toutes les disciplines, le large éventail de ses possibilités n'est pas encore totalement exploité.

Le cheval Barbe a joué un rôle important en Europe occidentale, tout spécialement en Angleterre à partir du XVI siècle.
C'est à Henri VIII, le contemporain de François 1er et de Charles Quint, que le Prince de Mantoue offrit plusieurs juments de cette race qui furent mises à la reproduction au Haras d'Eltham.
Les cours européennes utilisaient des chevaux napolitains et andalous qui se prêtaient bien au dressage. Le Barbe cheval d'extérieur par nature, se révéla capable de les concurrencer sur leurs propres terrains, tant son équilibre naturel était bon. Aussi Henri VIII, puis ses successeurs, multiplièrent-ils ce cheval dans les îles Britanniques.

En France, c'est à propos du roi Henri III que l'on cite pour la première fois, au plus haut niveau, le cheval barbe. Cest en effet sur un Barbe qu'il quitta Cracovie, ou il était alors roi de Pologne, pour regagner Paris, lorsque la mort de son frère Charles IX, en 1574, lui laissa le trône de France.

Mais Henri IV va être le premier souverain Français à s'intéresser vraiment aux chevaux barbes et à leur élevage.

Antoine de Pluvinel, Grand Ecuyer du Roi avait découvert cette race en Italie et l'avait introduite dans les écuries du roi : il employait plusieurs Barbes dans son Académie Equestre, et c'est sur un Barbe appelé "le Bonnitte" qu'il fit faire au dauphin, le futur Louis XIII, son éducation équestre.

Dans "Le Manège Royal", dont il était l'auteur, plusieurs gravures représentent "le Bonnitte". Le Grand Ecuyer en parlait en ces termes: " c'est le cheval le mieux dressé de la chrétienté, et il est le parangon de tous les chevaux de manège du monde, tant par sa beauté, que pour aller parfaitement, de bonne grâce, jusque terre à terre et à courbettes.
On lui trouve beaucoup de nerf, de légèreté et d'haleine ; il réussit parfaitement aux allures relevées et dure longtemps. A n'en point douter, le fameux "cheval blanc" qu'Henri IV montait dans les grandes occasions, était un Barbe !"

En Angleterre, Olivier Cromwell, bien qu'opposé aux courses, pratiquait l'élevage, et possédait des juments Barbes qu'il faisait couvrir par l'étalon du Général Fairfax, le fameux " Marocco Barb". En 1650, après le rétablissement de la monarchie, Charles II envoya ses écuyers acheter d'autres juments orientales : ce sont les fameuses "Royale Mares et Barb Mares".

Le Barbe continue, par ailleurs, à alimenter les écoles d'équitation. Le duc de Newcastle, le célèbre auteur de la "Méthode Nouvelle et Invention Extraordinaire de dresser les chevaux" exprime toute l'estime qu'il porte à cette race : il nous dit que le barbe est son cheval préféré, il lui donne cette préférence "pour le modèle, la force, son naturel agréable et sa docilité. "

En France, sous Louis XIV de nombreuses juments Barbes achetées à Moulay Ismaïl sont mises à la reproduction au Haras royal de Saint Léger en Yvelines. Jacques II, roi d'Angleterre, poursuit la politique de son frère Charles II , et achète à Monsieur Curwen deux étalons Barbes que le sultan du Maroc avait offerts à Louis XIV, et dont avait hérité son fils légitime, le Comte de Toulouse : il s'agit de "Curwen Bay Barb" et de "Toulouse Barb."

En 1731, le Bey de Tunis offre au jeune roi Louis XV, huit étalons Barbes; celui-ci ne s'intéresse qu'aux chevaux ramassés et près de terre qu'on appelle des courtauds, il se sépare de Scham, étalon bai, à l'encolure puissante, qui après beaucoup de vicissitudes sera acheté par Lord Godolphin ; il deviendra "Godolphin Barb" et produira avec l'excellente Roxana une extraordinaire descendance dont un des meilleurs chevaux de courses : "Lath" . Naîtront ensuite, du même père, Cade, Regulus et bien d'autres.

Ce sont les qualités foncières des Barbes qui, grâce à une sélection sévère par l'épreuve sportive, ont permis aux Anglais de fabriquer le Pur Sang Anglais. Les pédigrées de Matchem, Herod et Eclipse en apportent la preuve.

A la fin du XVIIIe siècle, le cheval Barbe, tout en gardant en France une place importante, commence à être concurrencé par l'Arabe.

Le Barbe n'est pas en soi contesté ; dans son "Histoire du Cheval" le grand hippologue que fut Ephrem Houel en parle en ces termes : "Le Cheval Barbe a plus de taille que l'Arabe, il a la tête un peu plus longue. Sa poitrine est magnifique, ses membres sont forts et nerveux, son ensemble est merveilleux de grâce et d'élégance. Il a le pied sûr, la course rapide et se plie néanmoins facilement aux travaux les plus compliqués du manège. "
Quelques années plus tard, le Général Daumas, écrivait dans son admirable ouvrage "Les Chevaux du Sahara": "Si le Barbe n'a pas les contours arrondis, l'harmonieuse beauté, l'élégance plastique du cheval arabe, on peut dire que ses lignes arrêtées et vigoureuses révèlent d'indiscutables qualités. "

Le cheval Barbe mérite mieux peut-être que le cheval arabe qu'on lui applique ces fières et célèbres paroles : "Il peut la faim, il peut la soif ! "

Ces qualités, le Barbe les a montrées en Crimée, au Mexique et dans toutes les actions militaires où il a été engagé jusqu'à Monte Cassino lors de la dernière guerre.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 07:33

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Camargue :

Origine :

Le Camargue fait partie des plus anciennes races du monde, d'origine tellement lointaine que celle-ci demeure encore entourée de mystères : d'origine arabe, barbe, asiatique ou celte, descendant du cheval de Prewjalsky, le Camargue présenterait plutôt de nettes similitudes avec le cheval de Solutré. Le Camargue aurait suivi le retrait de cette mer qui envahissait le mâconnais et le transformait en vaste pays marécageux, milieu identique à celui de l'actuel delta du Rhône. Déjà connu des maritimes Phéniciens, son élevage fut encouragé par Jules César. Puis il s'est développé autour d'Arles, et on le retrouve comme monture des camisards protestants des Cévennes. Plus tard, Napoléon le recrute pour équiper sa grande armée, et il figure vers 1865 comme bon porteur lors de la percée du canal de Suez.

Morphologie :

Le Cheval Camargue présente les caractéristiques d'un bon cheval de selle. La robe est toujours grise, bai ou rouan à la naissance. elle s'éclaircit avec l'âge et peut devenir truitée ou mouchetée. La tête est bien attachée, généralement carrée. Les ganaches sont bien marquées. Le front est plat. Le chanfrein est rectiligne, la partie nasale souvent effacée. Les oreilles sont courtes, écartées, à base large. L'oeil est à fleur de tête, du fait de l'arcade sourcilière peu saillante. La crinière est abondante, parfois double. La poitrine est profonde. L'épaule est puissante et musclée, bien orientée. L'encolure, de longueur moyenne, est harmonieuse et bien sortie. Elle est bien dirigée dès sa base, bien attachée. Le garrot doit être marqué, sans exagération. Les membres sont bien proportionnés, forts et de bonne nature. Le genou et le jarret sont larges, les articulations fortes, le cheval est bien jointé. Le pied est très sûr, solide, sa surface portante développée. Le dos, de longueur moyenne, est toujours soutenu. Le rein est plutôt court, rectiligne et large. La croupe est remplie, légèrement inclinée. La cuisse est musclée et bien descendue. La queue est basse, les crins sont fournis. La taille est comprise entre 1,35 m et 1,48 m au garrot, à l'âge adulte. Le poids peut varier de 300 à 400 kg à l'âge adulte .

Zone d'élevage :

L'aire d'élevage du Camargue est contenue dans un triangle dont les sommets sont Montpellier à l'ouest, Tarascon au nord, et Fos à l'est en passant par Salon en Provence, zone qui englobe ainsi «l'Ile de Camargue», les basses terres du Gard et de l'Herault, et une partie de la Crau. Les chevaux sont élevés en «manades», totale liberté et plein air intégral. C'est un élevage extensif, avec la végétation pauvre des marais qui ne permet pas un gros effectif à l'hectare. La réglementation définit la manade comme suit : «une manade est un élevage en liberté de chevaux Camargue comprenant au minimum quatre juments reproductrices, stationnées toute l'année dans le berceau de la race, sur un territoire ne comportant pas plus de deux unités de gros bétail par hectare, avec un minimum de vingt hectares d'un seul tenant en propriété ou en location». Le Camargue est également élevé hors de son berceau d'origine en France et à l'étranger.

Aptitudes et utilisations :

Le Camargue est un cheval sobre, vif, agile, courageux, très endurant. Il est capable de résister aux longues abstinences comme aux intempéries, et de réaliser de longues étapes. Doué d'un instinct infaillible et le pied large et sûr, il est parfaitement adapté à son milieu subaquatique. Il est d'abord l'instrument indispensable du « gardian » pour la surveillance des troupeaux de taureaux, son frère complémentaire dans l'univers camarguais. Très maniable, il témoigne dans ce travail d'une incroyable vivacité et d'une grande agilité dans le tri des animaux destinés à la course camarguaise. Il est aussi destiné à la selle, pour l'équitation de loisir et le tourisme équestre où son caractère doux, sa taille et son endurance sont appréciés des amateurs de randonnées équestres.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 07:38

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Lipizzan :

Origine :

Le Lipizzan a été créé il y a plus de quatre siècles par la cour impériale d'Autriche. Son nom vient de “Lipizza”, petit village situé actuellement en Slovénie où fut créé, en 1580, le premier haras qui devait fournir les chevaux à la prestigieuse Ecole Espagnole de Vienne. Le Lipizzan est issu du croisement de chevaux espagnols, italiens et arabes. Six lignées d'étalons et 18 familles de juments, sélectionnées aux 18 ème siècle, constituent la base de l'élevage Lipizzan.

Morphologie :

Le Lipizzan est un cheval énergique et robuste, de taille moyenne (1,55m à 1,67m). Il a une tête expressive, une encolure haute et puissante, un garrot peu marqué, une épaule longue et musclée, une croupe ronde et massive, une ossature puissante et des membres bien trempés. Sa robe est gris clair tirant vers le blanc à l'âge adulte. Sa longévité est supérieure à la moyenne et dépasse parfois 30 ans.

Zone d'élevage :

Le premier élevage français de Lipizzan a été fondé vers 1960 par Mr Bellon avec des chevaux importés du haras autrichien de Piber. Le Lipizzan est un cheval rare, maintenu en race pure. On compte environ une vingtaine de naissances par an. Les chevaux des éleveurs français ont pour origine les haras traditionnels d'Europe Centrale. Sont inscrits au Stud-Book français les Lipizzans qui naissent en France et les Lipizzans étrangers dont les documents d'origine sont conformes.

]Aptitudes et utilisations :

Le Lipizzan est un cheval polyvalent, intelligent, au caractère affirmé. Il est généreux et proche de l'homme. Ces qualités en font un remarquable cheval de loisir. Ce sont de remarquables chevaux d'attelage. Les hongrois se sont illustrés en compétitions internationales à quatre chevaux. Les meneurs français P. Greffier et J.C. Grognet ont également connu des succès avec leurs Lipizzans. Le Lipizzan excelle en dressage, particulièrement en haute école. Il est la monture exclusive des écuyers de l'Ecole Espagnole de Vienne.

# Posté le mercredi 15 mars 2006 07:42